De STAPS à l'ENS

Découvrez le portrait de Mathieu Penne, ancien étudiant STAPS, maintenant major de l'ENS.

  • 13/10/2020
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Comment on passe d’etudiant de STAPS à major de l’ens ?

Outre une quantité de travail conséquente et efficace, je pense que l’accès à une telle Ecole nécessite une compréhension fine du monde, de sa complexité et de ses enjeux. Accéder à ce titre n’est pas « compliqué » pour quiconque s’en donne les moyens, et par moyens, j’entends un cap et une rigueur inflexible pour l’atteindre. Si la Sociologie et l’actualité font constat d’une perte d’autorité généralisée, je déplore qu’elle se répercute aussi au niveau individuel chez les jeunes, envers eux-mêmes, dans leur rapport à l'effort (ici scolaire). L’étudiant curieux, qui aime apprendre, qui croit en ses convictions, ses capacités et qui s’impose une rigueur au quotidien n’aura aucune peine à pousser les portes de cette Ecole, et s’épanouir entre ses murs.

Que vous a apporté votre passage chez nous ?

STAPS Bordeaux m’a transmis une appétence toute particulière pour les Sciences du Sport. Notre composante jouit d’une équipe pédagogique très compétente, qui sait implanter cet embryon de culture sportive et scolaire et cette curiosité chez tout esprit intéressé. Si j’ai obtenu le concours au travers d’ouvrages, mes trois années de Licence m’ont appris à donner du sens aux différentes disciplines, et m’ont forgé un socle solide de connaissances dans les divers champs.

Pourquoi ce parcours et ces choix d’orientations ?

Lycéen, j’ai connu l’existance des STAPS par ma copine, sportive de haut niveau en gymnastique. Amateur de sports de glisse, il ne m’en fallait pas plus pour repenser mon parcours initial en faculté de Biologie. Ainsi, après deux années de Licence 1 en STAPS à Bordeaux, le déclic m’est apparu en Licence 2. Suite à une présentation du département 2SEP de l’ENS Rennes, j’ai été séduit par l’Ecole, et je me suis mis à travailler sérieusement dès le mois de février. Je suis depuis guidé par l’ambition de passer l’agrégation d’EPS et par la réalisation d’une thèse que je pense d’ores et déjà en Histoire du Sport.

Qu’aimeriez-vous donner comme conseils à nos étudiants pour les études, leur passion, la poursuite de leurs objectifs ?

J’ai obtenu le Baccalauréat aux rattrapages et redoublé ma première année de Licence. Les étudiants français ont une chance inouïe de pouvoir réaliser leurs ambitions par la sanction de leurs simples efforts, au travers de la méritocratie républicaine. Je pense que chaque jeune doit ainsi prendre conscience de cette l’opportunité, de la montagne de savoirs qui se présente devant lui et qu’il peut embrasser quand il le souhaite. Si le monde se complexifie et s’accélère, il est d’autant plus important de s’accrocher à ses passions et ses objectifs, pour finalement mener la vie que l’on désire mener. Pour le reste, je ne pense pas qu’il convienne de différencier les études des deux autres points. Un esprit éclairé considérerait la connaissance comme un moyen mais aussi comme une fin en soi.